Il était une fois quelqu’un qui voulait faire trop de choses, voyager, dessiner, se réinventer, découvrir le monde, créer quelque chose de nouveau, changer la ligne de sa vie… et qui s’est très vite rendu compte que c’était impossible, à force de courir après trop de choses il ne reste que la fatigue et souvent, la frustration.

 Le pacifique Colombien et le Choco

Voici le seul dessin que j'ai réussi à faire en entier pendant le voyage

Il a donc fallu choisir de faire une seule chose et c’était le voyage. Voyager. Il a été tellement intense ce voyage que j’ai souvent désiré qu’il s’arrête et qu’il ne s’arrête jamais. J’ai en même temps désiré de n’être jamais partie et ne jamais devoir rentrer.

Car pour la première fois les conditions ont été poussées à la limite, pour atteindre le Choco, département Colombien sur la côte pacifique, l’un des endroits les plus pauvres du pays, le plus démunis , on a fait 24 heures dans un bateau qui aurait du prendre sa retraite il y a plus de 10 ans. On est resté dans des endroits paumés, sans électricité, où il n’y avait que la mer devant et la jungle derrière.

Le climat, l’un de plus humides au monde, les pluies torrentielles, la mer sauvage, le manque d’électricité à certains endroits, le manque de routes d’accès, la jungle qui arrivait jusqu’à la plage, le regard des natifs.. tout cela a opéré dans mon cerveau un mélange  d’émerveillement et d’hallucination. J’étais bien en Colombie, mon pays ?

Habituée à Bogota, la chaotique ville, le fait de me retrouver dans un endroit éloigné de tout, avec des plages kilométriques désertes (je n’exagère rien “playa larga” fait 12 kilomètres) était une aubaine et une “intranquillité”. Car la mer Pacifique à cet endroit à quelque chose d’inquiétant. C’est Magellan qui l’a baptisée comme cela et penser à ces eaux qu’il croyait tranquilles me donne presque envie de rire en regardant la mer qui envahit tout avec son bruit…

La nuit les vagues qui s’éclatent sans cesse mélangées à la rumeur des animaux de la jungle vous rappellent que la nature a une force indescriptible, qu’elle peut tout dévaster en une seconde. Les panneaux “quoi faire en cas de tsunami” semblent une mauvaise blague de la municipalité, surtout celui de “point de rencontre après le tsunami“!

Je pourrai en parler pendant des heures de cet endroit à la fois magique et terrifiant qui est le Choco. Pourtant, je préfère vous laisser avec quelques images (ci-contre la maison où nous avons logé dans un des villages visités, dépourvue d’électricité et avec des chauves souris de passage au rez-de-chaussée) quelques photos et à la fin la bande annonce d’un film colombien qui s’appelle justement Choco, pour vous donner une idée du lieu en mouvement.

Merci de me lire, et à bientôt !

Maya

loading Le pacifique Colombien et le Choco


 Le pacifique Colombien et le Choco

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Bienvenus en 2014 !!

ça faisait bien longtemps que j’étais pas venue faire un tour sur mon blog : et pour cause, je suis partie me balader, au loin !

j’ai fait pas mal de petits voyages, mais maintenant je suis partie pour un plus gros voyage, me voilà en Amérique Latine, plus exactement en Colombie depuis un mois. Je suis venue pour voir si j’y étais, si j’y pouvais faire un peu ma vie, hélas aujourd’hui je ne crois pas que cela va être possible mais j’essaie de profiter comme je peux des moments présents.

Voici quelques images, de certains endroits magnifiques que j’ai pu visiter et qui resteront toujours dans ma mémoire.

J’espère que cela vous donnera envie d’y faire un tour !! Si vous avez besoin de renseignements sur les voyages, pour les faire vous mêmes, contactez moi via le formulaire !

Bonne année et à bientôt,

Maya

(gracias a Masdelgato por las fotos)

loading Un mois en Colombie

loading Un mois en Colombie hellocoton Un mois en Colombie

Une chanson de Paris qui vous donnera la pêche !

Bon dimanche en musique !!
à bientôt !

Maya

loading La vidéo du dimanche : à Paris ! hellocoton La vidéo du dimanche : à Paris !

…De même que certains ont pour habitude, au saut du lit, de noter leurs rêves avant qu’ils s’évanouissent, Italo Calvino avait une manie singulière : il aimait à griffonner sur des feuilles volantes des descriptions de cités tout droit sorties de son imagination. Quelle que soit l’impression qui frappait son esprit -une exposition de peinture, une conversation avec un ami, la rencontre d’une femme-, il était capable de la traduire dans le langage de l’architecture, de la transposer en ville. Ensuite, il rangeait cette feuille dans une pochette de carton spéciale. A la fin de son existence, Calvino décida de rassembler cette collection de descriptions en un recueil “Les villes invisibles”. Dans la préface de 1983 à ce livre inclassable, l’auteur explique qu’il sentait venir une “crise de la vie urbaine” de vaste ampleur, qu’il prévoyait qu’une interrogation sur la vacuité de l’existence traverserait de façon imminente la chaîne de mégalopoles mondiales. C’est pour se prémunir contre une telle crise qu’il voulait mobiliser es ressources de la poésie et chanter les charmes de la condition citadine.

paris1 La photo du dimanche #11 avec Instagram : Paris, la ville invisible

Dans cette même préface, il précise aussi que les villes qu’il a imaginées ne sont pas déconnectées du monde réel mais se rapprochent toutes, d’une manière ou d’une autre, de villes qu’il a effectivement visitées. Une telle indication autorise les comparaisons. Ainsi pour ma part, vois-tu, j’ai le sentiment que Paris ressemble un peu à Valdrada, qui est construite au bord d’un lac dans les eaux duquel elle se reflète, si bien que ses habitants ne vivent que pour la beauté de leur image projetée sur les eaux du lac – “même quand les amants donnent libre cours aux caresses de leurs corps dénudés, peau contre peau, ils cherchent à se positionner l’un par rapport à l’autre” pour avoir l’apparence la plus flatteuse qui soit, et les assassins aussi ont soin de plonger avec toute la théâtralité requise leurs couteaux dans le ventre de leurs victimes. Mais Paris m’évoque aussi Cloé, cité ou personne ne se parle ni ne se fréquente, les gens se contentant de se regarder à la dérobée, de s’effleurer, préférant se fantasmer les uns les autres plutôt que d’entrer en contact. Quant à Anastasia, elle a le pouvoir, affabule encore Calvino, d’éveiller chez l’étranger qui y arrive tous les désirs d’un seul coup, de telle façon qu’il se trove comme encerclé, étranglé par la ronde de ses propres convoitises, ne sachant laquelle satisfaire en premier et se trouvant, par là même, neutralisé – et c’est bien l’un de paradoxes fondamentaux de Paris, ville de plaisir où il semble néanmoins que, par un mystérieux décret, on doive être exclu de la jouissance omniprésente.

Alexandre Lacroix, Voyage au centre de Paris.

Viens retrouver d’autres photos du dimanche sur mon Instagram ♥
ig badge 48 La photo du dimanche #11 avec Instagram : Paris, la ville invisible

Maya

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